novembre

L'école pendant la guerre 1914-1918

L’école des Sœurs pendant la guerre de 1914-18

A cette époque, l’école des Sœurs compte 470 élèves. L’enseignement se déroule normalement.

Diplôme reçu par Marie Thomas en 1916.

Cette élève figure sur la photo de groupe « hommage à la reine Elisabeth ». 

Au couvent les 15 religieuses subissent les aléas de la guerre : 

« Nous avons dû, par un ordre malveillant de la commune, fournir l’espace de deux mois une chambre à un officier allemand.

Son attitude a été digne et respectueuse.

Nous avons subi une perquisition en règle :12 soldats avec sentinelle aux deux portes principales. Rien n’a été découvert ni matelas ni cuivre. »

A la fin de la guerre, les classes sont occupées pendant 6 semaines par des réfugiés français dont les religieuses s’occupent.

Beaucoup sont atteints par la grippe espagnole.

Le 11novembre 1918, des soldats Canadiens sont à leur tour hébergés pendant une semaine.  

L’école des Frères pendant la guerre de 1914-18

Les cours se poursuivent et « durant les trois dernières années de la guerre, les professeurs se donnent avec un dévouement admirable à l’œuvre du Repas scolaire » (journal des Frères).


A cette époque, cinq Frères sont présents dans la communauté. En 1918, l’école totalise 134 élèves répartis en 4 classes.

Les Frères sont, eux aussi, confrontés aux difficultés de l’occupation. Le 31 octobre 1916, lors de l’opération de déportation en Allemagne, ils doivent - comme tous les hommes du village - se présenter à Jemappes.  Par chance, ils sont épargnés lors du triage.


Le 15 novembre 1917, quatorze Allemands font irruption dans la communauté et la fouillent de fond en comble sans rien trouver. Des dégâts sont occasionnés à l’école et au mur de clôture par des obus.


En octobre 1918, les classes sont envahies par 400 réfugiés venus d’Anzin. Lors de la débâcle, les classes sont occupées par les fuyards teutons.

A partir de l’armistice, ce sont les Anglais qui occupent l’école jusqu’au 27 novembre et le 29 les cours reprennent.


Le 11 novembre au matin, un des premiers, le drapeau belge flotte sur la façade de l’école. Des cocardes patriotiques sont distribuées et portées ostensiblement par les professeurs et les élèves.

En 1919, au moins un élève de l’école fait partie des victimes de la catastrophe du 16 janvier.

Pour en savoir plus à propos des écoles lors de la guerre 14-18 et lors de la guerre 40-45 :  

Novembre , le mois du souvenir

Après la Libération, les écoles expriment leur reconnaissance aux alliés, à la reine Elisabeth, infirmière, à la Commission for Relief in Belgium qui a garanti la fourniture de nourriture  pendant toute la guerre, et au soldat canadien tué la veille de l’armistice à Ghlin.

Au 4ème rang en haut à gauche :

Elise Venneman

Au 1er rang 2ème à partir de droite : Marie Thomas,14 ans.  Hommage à la reine Elisabeth, infirmière.

NOTE : les élèves du Bustiau se sont déplacés au Centre pour la photo.

Il s’agit-il ici d’un hommage particulier au soldat Canadien, William Franklin Garvin tué le 10 novembre 1918 à Ghlin, à l’âge de 23 ans. Il était originaire d’Hamilton (Ontario). 

A noter, au centre en haut, le petit garçon vêtu en uniforme canadien. 

Note : cette photo est imprimée sur carte postale, certains garçons sont habillés dans le style militaire . Les enfants assis devant semblent plus jeunes que des élèves de 2ème année.

La Toussaint

Dans le cimetière de Ghlin, quelques tombes rappellent le souvenir de la fondation de l’école Saint Louis.


La tombe du curé Etienne Drouillon


Etienne Drouillon est l’instigateur de la fondation en 1863 d’une école gardienne et en 1872 d’une école pour garçons.


Pour l’école gardienne, il persuade le chevalier Xavier de Patoul d’héberger l’école sur sa propriété.

Pour l’école des garçons, il apporte d’importants fonds pour créer l’école de garçons et la maison des Frères.


Par la suite, il reste très actif dans la vie des écoles, tant au niveau de sa présence qu’au niveau de ses multiples contributions financières. Par exemple, lorsqu’on ouvre une classe supplémentaire en 1875, c’est lui qui supporte le salaire du quatrième Frère.


La tombe a récemment été sauvegardée et rénovée par le Conseil de Fabrique de la paroisse.


La tombe de Xavier de Patoul et de son épouse Eugénie Debauque


Ceux-ci cèdent un bâtiment annexe de leur château du Joncquoy pour y installer en 1863 une école gardienne et une école de couture.

Les Filles de Marie tiennent ces écoles. Les religieuses sont déjà actives pour l’enseignement primaire dans une aile du château-ferme (rue de Mons) que

Mlle Mauroy leur permet d’occuper depuis 1849.


En 1872, lors de la fondation de l’école primaire des garçons, les de Patoul prennent en charge le salaire des Frères.


A leur décès, ils laissent une fondation pour le payement des Frères et l’entretien de l’école.


Xavier de Patoul assiste régulièrement à la proclamation des résultats de l’école des frères.

La tombe de Charles Périn


En 1872, celui-ci contribue à la fondation de l’école des garçons rue de l’Abbaye en apportant un terrain et un bâtiment. Ce bâtiment est toujours occupé par l’école Saint Louis rue de la Culture. Il a été agrandi. La famille Perin fait aussi partie des nombreux bienfaiteurs de l’école.

La tombe de Marie Anne Victoire Mauroy


Elle n’est - à notre connaissance - pas à Ghlin, bien qu’elle y soit décédée, à l’âge de 89 ans.

Son rôle fut prépondérant à la fondation de l’école Saint Louis en 1849. En effet, c’est à son initiative que, dans son château-ferme de la rue de Mons, elle accueille trois religieuses pour instituer la première école catholique (pour filles) de Ghlin.

A son décès, en 1886, elle cède sa propriété aux religieuses. Le château-ferme abritera essentiellement le couvent des Sœurs et une chapelle.

Des classes seront construites sur la propriété.

Jusqu’en 1895, les écoles libres ne disposent d’aucun subside de l’Etat.

Celles-ci dépendent financièrement des églises et des donateurs fortunés.

Pour en savoir plus, cliquer sur

"Les origines de l’école"