Origine de l'école

Origine des actuelles écoles Saint-Louis de Ghlin

Création d'une classe maternelle et d'une école de couture.

Création d’une école maternelle et primaire au Busteau.

Fondation d'une école primaire pour les filles à la rue de Mons.

Fondation d'une école libre pour garçons.

Ouverture de l’école

Sainte-Barbe au charbonnage.

1849

Fondation d'une école primaire pour les filles à la rue de Mons.

Marie Anne Victoire Mauroy, propriétaire d'un château-ferme, rue de Mons, accueille dans son habitation trois religieuses des Filles de Marie de Pesches pour y faire la classe.

Soeur Angèle (Marie Docquier) et Soeur Marie (Thérèse Cornée) ont 22 et 25 ans.

Soeur Xavier (Julie Tonglet) n'a que 21 ans, institutrice primaire, elle a déjà participé à la fondation d'une école à Houdeng-Goegnies.


Les classes se tiennent dans le château-ferme.

Après quelque temps, la cohabitation devient difficile et c’est grâce à l’intervention du Père Léon que la bienfaitrice accepte de continuer son œuvre d’accueil et surtout de léguer ses biens aux Filles de Marie.

Après le décès de Melle Mauroy en 1888, le château-ferme devient couvent et les religieuses construisent des classes sur la propriété.

L'école de Ghlin est la 11ème école créée par la congrégation, qui en installera 90 en Belgique.

L'école, dite du Centre, est aussi appelée Ecole des Soeurs.

1863

Création d'une classe maternelle et d'une école de couture

En complément de l'école primaire du Centre, Xavier de Patoul, propriétaire du château du Joncquoy, prête aux religieuses une dépendance de sa propriété pour y installer une classe enfantine et une classe de couture. Ces classes y fonctionnent jusqu'en 1884.

Après la classe, il y avait le ruisseau, les canards, les oies et surtout les paons de M. de Patoul.

Pendant la récréation, les grandes filles de l'école de couture s'occupent des petits enfants. ( Historique de l'école, manuscrit)

1872

Fondation d'une école libre pour garçons

Sous l'impulsion de Xavier de Patoul et du curé Drouillon qui apportent des fonds, une école libre de garçons est fondée rue de l'Abbaye (actuelle rue de la Culture).

Le terrain et un bâtiment sont offerts par Charles Perin, professeur d'université qui occupe le château voisin de la Barrière.

Trois classes sont installées.

Une maison est construite pour l'hébergement des Frères des Ecoles chrétiennes.

Frère Ananias-de-Jésus (Jean Pastor) est titulaire de la Grand'classe. Il reste 3 ans à Ghlin.

Frère Maixentius (Théophile de Brauvere) y fait la 2ème classe (les petits). Frère Marinien(Jean-Baptiste Gérard) est chargé de faire la cuisine.


Deux ans plus tard, il y a 90 élèves. En 1875, une troisième classe est ouverte.

Les premiers bancs sont à 5 places avec un siège étroit. Les premières tables sont à glissière avec une ardoise en pierre.

En 1913, ils sont remplacés par des bancs à 1 place achetés d'occasion et des tables en pich pin.

Vers 1887

Création d’une école maternelle et primaire au Busteau

L’école des Filles de Marie du Centre établit une succursale avec deux classes au hameau du Busteau. Une classe gardienne et une classe primaire sont ouvertes. Les religieuses qui logent au couvent de la rue de Mons font le déplacement à pied jusqu’au Busteau. À cette époque, les écoles ne sont pas mixtes mais il est admis que les garçons fassent leur première et 2ème primaire au Busteau vu les distances. L’école fonctionne jusqu’en 2006.

Sœur Marie Ligueri (Bertha Kleinöder) fraîchement diplômée du certificat froebélien arrive à Ghlin en 1888, sans doute à l’école du Busteau.


En 1889, Sœur Marie Ernestine (Elise Radomme) est institutrice primaire au Busteau. Elle obtient son diplôme d’institutrice primaire en 1891. À l’époque, il suffit d’appartenir à un ordre religieux pour enseigner. En 1927, elle devient Supérieure générale de l’ordre des Filles de Marie. »

Au fil du temps, outre les enfants du quartier, cette petite école accueillera successivement des élèves issus de deux autres établissements : l’orphelinat de la Filature et l’O.N.E. .

 

En 1885, un orphelinat est fondé par les Filles de la Sagesse. Situé près des établissements Hélin, une filature, il est possible que les jeunes orphelines y aient travaillé. Certaines (sans certitude) ont peut-être aussi fréquenté l’école du Busteau (et celle du centre ?)  


Vers 1920, l’orphelinat est dirigé par les Sœurs de Saint Augustin. Entre 1922 et 1934, 456 enfants y sont accueillis. 


A certaines périodes et jusqu’à la fermeture de l’orphelinat en 1946, des pensionnaires ont peut-être fréquenté l’école des Filles de Marie, celle du Busteau en particulier.

Il est cependant possible que les Sœurs de St Augustin faisaient aussi la classe.     

Par la suite, entre 1948 et 1990, des enfants de santé fragile ou issus de familles en difficultés, sont hébergés par L’Œuvre Nationale de l’Enfance (ancienne appellation de l’O.N.E) au château dit du Bois d’Anchin situé dans le bois de Ghlin.  Ces enfants sont âgés de 0 à 6ans. Certains, parmi les plus âgés, fréquentent l’école du Busteau pendant la durée de leur hébergement, parfois pour de courtes périodes.

1893

Ouverture de l’école Sainte-Barbe au charbonnage

Elisa Fagniart, épouse d’Antoine Sohier, directeur-gérant du charbonnage souhaite une succursale pour les enfants des mineurs. On installe une classe maternelle et une classe primaire chaussée de Mons. C’est l’école Sainte-Barbe. Cette école n’est pas tenue par les Filles de Marie, mais par un autre ordre.



En 1907, l’école s’installe à l’actuelle place Bastien.

Les Filles de Marie y donnent la classe et font chaque jour les trajets à pied depuis leur couvent rue de Mons.   

Pour en savoir plus :

  • L’école Saint-Louis à Ghlin de 1849 à nos jours, Marie-France Wautelet-Debacker, novembre 2010


  • Histoire de l’école Saint-Joseph à Ghlin, Marie-France et Michel Wautelet-Debacker, octobre 2011

Les deux livrets sont disponibles au secrétariat de l’école rue de Mons au prix de 6 euros chacun.